Nos principes

Nos principes

Seule la grâce sauve. Ce principe souligne l’importance de l’abandon de la croyance dans les bonnes oeuvres, et est consubstantiel au protestantisme dès la toute première contestation de Luther qui s’indignait face aux indulgences.

 

La théologie de la grâce est complexe, mais il est en général admis que c’est Dieu seul qui l’octroie (le croyant a alors tout au plus, pour les défenseurs de l’idée du libre-arbitre, le choix de l’accepter ou de la refuser). Ce principe n’est évidemment pas un encouragement à ne pas accomplir de bonnes oeuvres mais véritablement la réassertion que ce ne sont pas celles-ci qui sauvent mais uniquement la grâce divine.

 

Le salut par la grâce implique que le croyant ne soit justifié que par sa foi, et rien d’autre: ni par ses oeuvres, ni par son respect des règles ou des sacrements, qui ont leur importance dans la vie du croyant, mais aucune quant au salut.

Croire c’est être fidèle, et être fidèle c’est croire.

 

Ce qui caractérise le chrétien selon ce principe, c’est de mettre sa confiance en Dieu et dans le sacrifice du Christ qui offre une absolution bijective: la mort en croix rahcète les péchés commis, mais encore ceux qui seront commis par le croyant.

 

La foi est encore la foi en une vie après la mort, dont le chrétien est complètement libéré. l’au-delà chrétien est binaire, il comporte le paradis, auprès de Dieu, et l’Enfer, auprès du Diable, mais pas de purgatoire, mention ajoutée par l’Église catholique dans sa tradition, dès lors qu’il n’existe pas de référence claire à ce sujet.

 

Or seule la foi permet de rendre le pécheur juste, de le justifier, littéralement, qui doit donc en faire preuve, et de façon sincère. Aucune oeuvre, aucun rituel n’est doté de ce pouvoir.

L’idée portée par ce principe est celle que les Écritures priment sur tout autre avis, qu’il soit issu de la tradition ou non. Ce principe est dissident du point de vue catholique, dès lors qu’il remet en questions l’autorité papale, et humaine en général. Toute opinion théologique doit se fonder sur les Écritures, et par conséquent, l’avis d’un simple croyant peut faire autorité par rapport à celui de l’institution si le premier fait référence à la Bible alors que le second ne peut montrer qu’il s’appuie sur elle.

Chaque être humain capable de reconnaître l’autorité de Dieu dans sa vie est tout à la fois Prophète, Prêtre, et Roi. Aucune hiérarchie ne saurait venir brider ce cadeau que Dieu le Père a fait à ses fidèles à travers Dieu le Fils, qui leur a enseigné la Bonne Parole et le baptême.

 

 

Toutes les explications ci-dessus sont extraites de l’ouvrage Apprendre à philosopher avec le protestantisme (2015) de Mériadek Darcel aux éditions Ellispes.

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